Mai 7
Ubuntu 18.04 est la vingt?huitième version d’Ubuntu. Il s’agit d’une version dite « LTS » (Long Term Support), qui sera maintenue pendant cinq ans.
Son nom de code est Bionic Beaver, soit le « castor bionique » en français.

Pour rappel, Ubuntu est une distribution GNU/Linux basée sur Debian. Elle a hérité de sa distribution mère l’objectif d’universalité : elle vise à être utile sur les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portables, mais aussi les serveurs, l’informatique en nuage et les objets connectés en général. Elle se veut simple d’accès pour les utilisateurs n’ayant pas de connaissances poussées en informatique, mais également attrayante pour les développeurs.

En plus de la distribution mère, Ubuntu, il existe plusieurs variantes officielles, fournies avec des choix logiciels différents, afin de couvrir un besoin (Ubuntu Server, Ubuntu Studio…) ou de fournir un environnement de bureau particulier (Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu…). Cette dépêche présente les principales nouveautés.
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Nouveautés générales
noyau Linux 4.15?;
Mesa 3D 18?;
GCC 7.3?;
Glibc 2.27?;
systemd 237?;
Python 3.6.5?;
PHP 7.2?;
OpenJDK 10?;
PostgreSQL 10?;
LXD 3.0?;
GNOME 3.28?;
KDE Plasma 5.12?;
Qt 5.9.4?;
LibreOffice 6?;
Firefox 59?;
LLVM/Clang 6?;
meilleure prise en charge de l’architecture IBM s390x.
Option d’installation minimale
L’installateur Ubiquity, utilisé par la version standard d’Ubuntu et par la plupart de ses variantes, offre dorénavant une option permettant une installation « minimale ». Concrètement, avec cette option, seul un navigateur Web et les utilitaires de base seront installés en plus du bureau. Exit donc LibreOffice, le lecteur vidéo et autres.

Améliorations concernant la sécurité
De nouvelles options de compilation liées à la sécurité ont été activées par défaut. Les exécutables sont maintenant « à position indépendante » (PIE) et à « liens immédiats » (immediate binding), ce qui permet de rendre plus efficace la technique d’Address Space Layout Randomization.
Pour résumer, l’exploitation d’éventuelles failles de sécurité sera plus difficile au sein des logiciels fournis par Ubuntu.

Nouveautés pour le bureau par défaut (GNOME)
Alors que la version 17.10 d’Ubuntu utilisait par défaut un compositeur graphique basé sur le protocole Wayland, il a été décidé de retourner sur l’ancien et éprouvé X.Org pour cette version LTS. Le choix entre les deux sessions reste disponible sur l’écran de connexion. Il est attendu qu’Ubuntu 18.10 repasse en mode Wayland.

Début de « Snapification »
Lors d’une nouvelle installation, certains composants de GNOME sont par défaut installés via des paquets Snap. Il s’agira de la calculatrice, du moniteur système et des lecteurs de journaux système et de tables de caractères.
Les paquets Snap permettent une véritable isolation entre les applications et le système. Cela permettra de maintenir à jour les applications en question au cours de la vie de cette Ubuntu LTS, et donc éviter de rester bloqué cinq ans sur les versions de GNOME 3.28 fournies par les paquets Debian standards.

Le lecteur attentif notera que les applications « snapifiées » jusqu’à présent ne sont pas forcément celles dont les mises à jour paraissent le plus crucial. Mais il faut voir celles?ci comme un premier pas qui permettra de s’assurer de la fiabilité de l’ensemble. L’objectif est que de plus en plus d’applications soient livrées par défaut sous forme de Snap à l’occasion des prochaines versions d’Ubuntu.

Écran de premier lancement
Au premier lancement après installation ou mise à jour, un guide « Quoi de neuf dans Ubuntu » est affiché. En plus de présenter des explications sur l’ergonomie globale du bureau, ce guide propose de configurer Livepatch (le système de mise à jour du noyau qui ne nécessite pas de redémarrage) ainsi que la collecte d’information au sujet du matériel utilisé.

Côté serveurs
En dehors des mises à jour de nombreux composants, la nouveauté la plus visible pour les nouvelles installations concerne l’introduction d’un nouvel installateur en mode texte nommé Subiquity. Celui?ci calque son fonctionnement sur l’installateur standard des versions pour ordinateur de bureau d’Ubuntu. Ses principaux avantages sont une rapidité et une simplicité d’installation accrue, tout en permettant de partager le code sous?jacent entre toutes les versions d’Ubuntu, et donc une charge de maintenance plus faible. De plus, ce nouvel installateur permet enfin à Ubuntu version serveur de profiter d’une véritable session autonome (live), afin de pouvoir facilement tester le système avant de lancer l’installation.
À noter cependant que Subiquity ne gère pas encore l’installation en mode RAID ou LVM. En cas de besoin, l’ancien installateur reste disponible au sein des images d’installation minimales et alternate.




source : Linux.Org

Posté par Choumi

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